ABLETTE

Alburnus alburnus (Linné), 1758 - Cyprinidés

Autres noms communs et locaux : abiette, abiot, abliable, abliaise, abliau, abliette, ambiette, aubiat, aublatte, auble, aublet, aublette, aubot, aubotte, blison, borde, coureur, dormelle, douzain, douzet, gobio, goffio, goge, harlipantin, laube, lauch, lauge, laugne, lorch, lorette, mirandelle, nablé, nablo, ocelle, oulle, ovelle, ravanenco, rondin, rondion, sardine, sofie

Noms étrangers : Bleak (GB) - Ukelei (All.)

                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

                                                   DESCRIPTION

Le corps est fin et comprimé latéralement; le dos est gris-bleu, les flancs et le ventre sont argentés, les nageoires gris pâles. La bouche est supère, oblique et orientée vers le haut avec une mâchoire proéminente.

La nageoire anale (16 à 28 rayons) est plus large que la nageoire dorsale (7 à 10 rayons). Il existe un polymorphisme important, le corps pouvant être très trapu et élevé. Taille: de 12 à 25cm. Poids : 20 à 50 gr jusqu'à 200 gr.

BIOLOGIE

L'ablette vit en bancs dans les eaux claires lentes et stagnantes. En période de fraie (Avril-juin), le mâle présente des tubercules nuptiaux sur le dos et les flancs, et les nageoires sont orangées. La ponte s'effectue prés des rives, les œufs (1000 à 2000 par femelle) adhèrent aux plantes et incubent pendant 2 à 3 semaines.

ORIGINE ET DISTRIBUTION

L'ablette, répandue dans toute la France, semblait en 1925 moins abondante à l'Ouest (Roule, 1925). Autochtone dans le Léman, elle fut introduite dans le lac d'Annecy (Vivier, 1939).

PÊCHE

Pêche au coup très fine. Poisson méfiant insistant peu sur l'esche ; il est nécessaire d'être attentif et répondre rapidement aux touches. Sa pêche se pratique en eaux courantes, dans les remous de bordure, au ras du courant principal. Sa présence, en bancs, est souvent décelée par des gobages répétés en surface. Esches petites (asticots, ver de vase, fragments de lard, dés de sang caillé, insectes). Difficile à la mouche.

ANGUILLE commune

Anguilla anguilla (Linné),1758 - Anguillidés

Autres noms communs et locaux : andouille, andrille, andula, angèle, anguiello, anguière, anguillat, anille, bonarenque, chardillat, guiseau, lachenau, long bec, lorgagne, margane, mourgain, pimperneau, plat bec, pounchurato, pougaou, silienresso, thaudelo, verniaux

Noms étrangers : Eel (GB) - Aal (All.)

Civelle : Elver (GB) - Glasaal (All.)

Autres noms communs et locaux de la civelle : bouiron, montinette, piballe, pibeau

DESCRIPTION

Le corps est allongé, cylindrique et recouvert d'une peau épaisse dans laquelle s 'imbriquent de minuscules écailles ovales. Les nageoires pelviennes sont absentes, les nageoires caudale, anale et dorsale sont soudées.

L'anguille jaune (forme sédentaire en eau douce) a le dos brun-olive et le ventre jaune, tandis que l'anguille argentée (forme migratrice) est vert-gris sur le dos avec des reflets argentés sur les flancs et le ventre.

Taille : de 40 cm à 150 cm. Poids : jusqu'à 4 kg.

BIOLOGIE

La reproduction a lieu au printemps dans la mer des Sargasses. La ponte intervient entre 400 et 700 mètres dans des eaux de 16 à 17°C . A l'éclosion, les larves (leptocéphales) remontent dans les eaux superficielles, dérivent pendant 1 à 2 ans dans l'Atlantique et sont amenées par la Dérive Nord-atlantique jusqu'aux côtes européennes; elles se métamorphosent alors en civelles avant de migrer en eau douce où s'effectue l'alimentation et la croissance.

Devenues "anguillettes", elles poursuivent leur migration à l'intérieur des terres puis deviennent "anguilles jaunes" généralement considérées comme sédentaires (4 à 8 ans). La phase de croissance se termine avec une seconde métamorphose qui voit la transformation de l'anguille jaune en "anguille argentée". A ce stade les adultes partent vers la mer des Sargasses (Août-septembre) pour s'y reproduire; ils circulent dans les grandes profondeurs et l'augmentation de pression est un des déclencheur du développement des gonades.

ORIGINE ET DISTRIBUTION

L'anguille est une espèce autochtone de nos cours d'eau tributaires, de l'Atlantique, la Mer du Nord, la Manche, et la Méditerranée.

Longtemps considérée comme "nuisible" dans les cours d'eau de 1ère catégorie, elle fait l'objet d'une pêche intensive sur toute les phases de son cycle biologique. L'importance des captures semble être en diminution dans de nombreux bassins.

PÊCHE

L'anguille se pêche à la plombée, aux cordeaux et à la vermée. L'anguille ne se capture qu'à la belle saison, le mois d'août est la meilleure période. La meilleure esche est le gros ver. Pour tuer une anguille il ne faut pas la frapper à la tête mais près de la queue.

TRUITE ARC-EN-CIEL

Onchorynchus mykiss (Walbaum), 1792 - Salmonidés

Salmo gairdneri

Autres noms communs : arc, truite d'élevage

Noms étrangers : Rainbow trout (GB - US) - Regenboden Forelle (All.)

 

BRÈME commune

Abramis brama (Linné), 1758 - Cyprinidés

Autres noms communs et locaux : brama, bremo, grande brème, breume, daoradou, daourado d'aou, dorée, hariot, hazelin, omblais, platon noir, plot, sans nom,

Noms étrangers : Brean (GB) - Blei, Brachen (All.)

DESCRIPTION

Le corps est élevé et comprimé latéralement. La bouche est petite et dépourvue de barbillon. L'œil est relativement petit par rapport à la longueur du museau (caractère distinctif de la brème bordelière). On dénombre plus de 10 écailles entre la ligne latérale et l'insertion de la nageoire dorsale. La nageoire anale est très longue. La coloration du corps est homogène, le dos est vert bronze et les flancs clairs, les nageoires sont grises.

Taille : 30/40 cm, elle peut atteindre 70 cm. Poids : 0,5 à 2 kg jusqu'à 6 kg

BIOLOGIE

La brème est un poisson grégaire vivant dans les eaux calmes des cours d'eau et des étangs de plaine. Sa reproduction est printanière lorsque la température de l'eau est voisine de 18°C. La fécondité est moyenne (de 30000 à 40000 ovules par kilo de femelle). La ponte a lieu dans les herbiers mais les œufs peuvent être déposés sur des supports minéraux (galets et graviers). Le régime alimentaire est zooplanctonophage chez les alevins puis benthophage chez les adultes.

ORIGINE ET DISTRIBUTION

Cette espèce autochtone, était relativement rare dans le midi de la France (Blanchard, 1866 ; Roule, 1925), elle semble actuellement largement répartie sur l'ensemble du territoire.

PÊCHE

Elle se pêche au coup (ligne légère) en mordant à de nombreuses esches végétales et animales. Elle craint le bruit, l'agitation et est souvent longue à engamer. Défense peu violente.

DESCRIPTION

La truite arc-en-ciel a un corps fusiforme. La tête est relativement petite, la bouche est peu fendue, le maxillaire ne dépassant pas le bord extérieur de l'œil. le corps présente sur les flancs une bande irisée caractéristique. Les nageoires dorsale et anale présentent des ponctuations noires absentes chez la truite commune.

La coloration générale du corps est très variable suivant les types de milieux et l'état physiologique. En milieu lacustre ou marin le corps devient complètement argenté, les individus reçoivent alors le nom de "truite Kamloops ou de truite Steelhead" (Scott et Crossman, 1974).

Taille : Elle est variable suivant le cycle biologique. Les formes migratrices lacustres ou marines peuvent atteindre des tailles voisines de 80 cm. Les formes sédentaires sont plus petites.

BIOLOGIE

La biologie de cette espèce a été particulièrement étudiée, compte tenu de l'importance économique qu'elle représente (salmoniculture). Cependant son écologie reste encore peu connue dans notre pays, en particulier le succès de sa reproduction naturelle est rarement signalé. Dans son pays d'origine la reproduction est plus tardive que celle de la truite commune (température de 10 à 15°C).

Les facteurs qui déclenchent le phénomène migratoire à l'intérieur d'une population ne sont également pas connus.

ORIGINE ET DISTRIBUTION

La truite arc-en-ciel est originaire de la côte ouest des États-Unis, les premiers essais d'introduction en France datent de 1884. Ces opérations ont été renforcées depuis la maîtrise de l'alimentation artificielle de cette espèce, technique qui a provoqué le développement rapide de son élevage.

Des travaux récents (Smith et Stearley, 1989) ont montré l'appartenance de la truite arc-en-ciel au genre Oncorhynchus, qui regroupe les salmonidés migrateurs ou non de la côte ouest des États-Unis, le genre Salmo étant réservé aux salmonidés de la côte est. La règle de l'antériorité a fait attribuer le nom de mikiss à la truite arc-en-ciel, ce nom ayant été attribué antérieurement à la truite du Kamchatka.

Utilisée pour le repeuplement, cette espèce est répandue sur l'ensemble du territoire.

Poissons

 

Voici quelques poissons qui peuplent notre lac et nos rivières